mardi 12 mai 2015

Moussa Dadis Camara en come back!


En exil au Burkina Faso depuis 2010, l'ancien chef de la junte qui a dirigé la Guinée, Moussa Dadis Camara a annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle. C'était le 11 mai dernier lors d'une conférence de presse à Ouagadougou.

A peine, un an d'exercice de pouvoir présidentiel (24 décembre 2008 au 15 janvier 2010), le Capitaine Moussa Dadis Camara s'est inscrit avec fracas sur la liste des présidents contestés et controversés de l'Afrique dans l'ère démocratique.
Arrivé au pouvoir par un coup d'Etat constitutionnel suite au décès du président Lansana Conté, il s'est illustré par une gestion armée et médiatique des affaires de l'Etat avec le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) dont il était le président.

« Osons avec courage et patriotisme pour gagner. »
A l'heure où Conakry traverse des crises de stabilité sociopolitiques pertinentes, l'ex-chef d'Etat se veut être le messie qui délivrera le peuple guinéen de sa souffrance. « Les souffrances des Guinéens n'ont que trop duré » a-t-il déclaré. Désigné le 3 mai dernier comme président et candidat du Parti des Forces Patriotiques et le Développement (FPDD), il compte sérieusement retourné au Palais Sékoutouréya par la voie des urnes. Ce désir est également motivé par la marche des centaines de femmes, le 08 mai à Nzérékor, réclamant son retour en Guinée.
Cet engagement reflète un caractère bien objectif. Il le traduit en ces termes « Il est temps d'aller affronter par tous les moyens légaux, les obstacles qui assaillent sans cesse le quotidien des populations ... que la bataille démocratique commence jusqu'à la victoire ».

Se mettre la corde au cou
Cette tentative de retour en Guinée est un grand risque que prend M. Moussa Dadis Camara. L'initiative est d'ores et déjà connu, sa participation à la prochaine élection présidentielle dont le calendrier électoral est actuellement  sujet de discorde entre l'opposition et le gouvernement du président Alpha Condé. 
Dans un rapport remis le 19 décembre 2009 au Conseil de Sécurité, la commission de l'ONU sur les massacres survenus  au  Stade du 28 septembre à Conakry ayant fait des nombreux victimes (plus de 150 morts, des femmes violées, ...) avait imputé la responsabilité  Moussa Dadis Camara. Cette commission avait estimé « qu'il existe des raisons suffisantes de présumer une responsabilité pénale directe du président Moussa Dadis Camara.»
Somme toute, M. Dadis Camara sera très tôt désillusionné après son retour surtout que beaucoup ont changé dans l'armée guinéenne. 
Wait and See..

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