samedi 16 mai 2015

Mariam Sankara, bientôt présidente du Burkina Faso

Après 27 ans d'exil, la veuve du président Thomas Sankara est revenue au Burkina Faso. Mariame Sankara n'a pour l'instant qu'une seule idée en tête:  rétablir la justice du décès de son mari. Mais elle peut bien aller au-delà de cette volonté et devenir présidente de la république.

Dans cette période décisive de la vie démocratique du Burkina Faso située dans l'après-Compaoré, le jeu politique se jouera de fort belle manière. Il y a des surprises surement agréables que nous réservent cette révolution d'octobre 2014. Les décisions prises par le Conseil National de Transition de rouvrir l’enquête sur la mort de Thomas Sankara annonce déjà les choses.

Justice du Marteau
Première dame pendant quatre ans seulement (1983-1987), Mariam Sankara a passé vingt ans d'exile en France et le reste au Mali. Accueillie en grande pompe le 14 mai 2015 à Ouagadougou où elle atterrit avec l'avocat de la famille, elle exige que la justice soit faite pour la mémoire de son mari. "Je me demande à toute personne qui détient des informations pouvant aider à l'avancement de l'enquête de bien vouloir nous les communiquer" a-t-elle déclaré pou appuyer cet engagement.
Cela s'inscrit dans une continuité amorcée depuis un temps sur la cène internationale à cette fin. Le 28 mars 2006, la Comité des droits de l'homme des Nations Unies l'avait donné raison ainsi qu'au Collectif juridique international "Justice pour Sankara" qui milite pour cette même cause.

Justice des Urnes

Pres de trois décennies après sa mort, Thomas Sankara bénéficie d'une grande estime de la part des burkinabé et d'autres peuple africains en général. Cette situation peut être à l'avantage de sa femme. Dans l'Etat actuel où se trouve le Burkina Faso, Mariam Sankara pourra bien avoir une excellente carrière politique si elle décide de s'y engager. Désormais, figure de proue des partis sankaristes, dont elle assiste actuellement à la convention, il ne sera pas étonnant qu'elle embrase une aventure politique.
Toutefois, retenons qu'elle affirme pas être candidate à l’élection présidentielle prévu pour octobre 2015. Elle rassure son soutien complet à la personne qui sera désignée comme candidat. Sa position sera très déterminante dans le choix qui sortira des urnes à l'issue des ces élections, elle-même n'étant pas exclut.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire