lundi 11 mai 2015

Bob Marley et la jeunesse africaine: intimité culturelle et engagement mitigé

Comme Coca-cola, Bob Marley est un nom connu de tous - sans exagération- sur le continent africain. Idole musicien pour les uns ou  combattant engagé de la liberté pour les autres, il porte plusieurs casquettes dans les sphères socioculturelles des pays africains. Là, c'est la jeunesse, où du moins une frange importante qui l'adule au point de le déifier. Quel amour ou quel amitié transgénérationnel continue de les lier.

Robert Nesta Marley (6 février 1945 - 11 mai 1981)  à l'état civil, Bob  Marley est une figure mythique de la scène musicale mondiale qui a su impacter les peuples sous domination et même libre. Pour cette arriver, il a eu comme moyens principaux sa verve, son style musical (ska, reggae), ses prises de position et ses dreadlocks. 
Il importe de préciser que la majeur partie de la jeunesse africaine de nos jours a découvert l'artiste grâce à sa discographie très enrichie que le temps ne détériore pas. Il fait montre d'un fort sentiment d'admiration et de parentalité de leur part. Comme un stratification social, il passe de génération en génération et reste une marque indélébile dans leur champ culturel. Il reste une conscience de motivation à leur disposition.

"Émancipez-vous de l'esclavage mental, 
Personne d'autres que nous-même 
Ne peut libérez nos esprits"

Avec de tel discours, Bob Marley pendant toute sa carrière a su haranguer ses amateurs des caraïbes et de l'Afrique en les incitant à se libérer du joug de domination blanche. Get up Stand up for your right, One love, et bien d'autres titres sont toujours d'actualité sur le continent vu l'ambiance d'instabilité politique et d'incertitude de l'avenir de la jeunesse africaine.
Ainsi la couche juvénile militante de l’Afrique et de sa diaspora se repère pour continuer sa marche vers une émancipation sociale et culturelle.

" Tu ne sais jamais a quel point tu es fort 
jusqu'au jour où  être fort reste la seule option"

Africain plus que jamaïcain, Bob Marley a toujours revendiqué un retour aux sources. En affirmant, l'identité africaine par l'esclavage et la colonisation, il a été et continue d'être l'avocat de l'Afrique défavorisée. Mais 34 ans après sa disparition, que peut-on retenir de ses legs à cette jeunesse?
Force est de constater, que la jeunesse africaine, celle qui l'adore, s'inspire dans la consommation du chanvre indien avec un rastafarisme endémique, le tout dépourvue d’idéologie de libération. Elle se désengage sans vraiment s'en rendre compte. Dommage!

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