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| Anas Aremeyan Anas présentant ses enquêtes |
« Chameleon »
c'est le film documentaire sur le journaliste ghanéen Anas Aremeyan Anas, que
les étudiants du Centre d'Etudes des Sciences et techniques de l'Information
ont suivi le 18 novembre 2015 au cours de leur traditionnel carrefour de l’actualité.
A l’issue de cette projection, il s’est posé la question du statut du
journaliste comme agent d’investigation ou d’infiltration.
Infiltration et
investigation. Tels sont les mots les plus prononcés au cours de ce carrefour d’actualité
visiblement par comme les autres. La raison sont est toute simple. En lieu et
place de l’exposé d’un spécialiste qui maintient les étudiants en haleine sur
des questions diverses, ils ont été captivé par les images produites dans « Chameleon ».
C’est un film portrait qui présente Anas Aremeyan Anas et décrit son univers et
sa méthode de travail.
Tout sauf les autres
Après avoir exercé comme
journaliste-reporter pendant 15 ans dans The New Crusading Guide, Anas Aremeyan
Anas a adopté le style du journaliste allemand Günter Wallraf. Pour lui, l’Afrique
doit « réinventer son journalisme » alors il repose son métier sur
trois principes inconnus de ce corps professionnel : l’interpellation, la
dénonciation et l’humilité. Ce qui le rend clairement différent des autres.
Maitre du jeu
M. Anas est un véritable enquêteur
selon le film. Au préalable, il identifie les malfaiteurs qu’il veut traquer,
ensuite il procède par la filature. Avec l’aide de la police, il coordonne
lui-même les opérations d’arrestation où il se faufile dans la peau d’un espion
pour finaliser l’enquête. Il dépasse parfois les frontières du Ghana pour s’essayer
à ce jeu dans certains pays de la sous-région comme le Togo, la Côte d’ivoire
ou le Nigéria. Au moment de
Que du Pathos
Pour donner une certaine
visibilité à son « héroïsme », Anas fait intervenir son organe dans
toutes les étapes de procédure surtout à son épilogue. Il fait parfois du « direct »
comme nous montre le film projeté. C’est
du spectaculaire. Le « Pathos » c’est-à-dire le sensationnel atteint
un niveau critique. Ce fait a été le point de discorde noté pendant ce
carrefour de l’actualité. Certains étudiants ont estimé que Anas a reformé le métier
du journalisme et d’autres estiment qu’il sort du cadre du métier en se substituant
aux enquêteurs.

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