vendredi 27 novembre 2015

Anas Aremeyan Anas, le journaliste Superman

Anas Aremeyan Anas présentant ses enquêtes
« Chameleon » c'est le film documentaire sur le journaliste ghanéen Anas Aremeyan Anas, que les étudiants du Centre d'Etudes des Sciences et techniques de l'Information ont suivi le 18 novembre 2015 au cours de leur traditionnel carrefour de l’actualité. A l’issue de cette projection, il s’est posé la question du statut du journaliste comme agent d’investigation ou d’infiltration.

Infiltration et investigation. Tels sont les mots les plus prononcés au cours de ce carrefour d’actualité visiblement par comme les autres. La raison sont est toute simple. En lieu et place de l’exposé d’un spécialiste qui maintient les étudiants en haleine sur des questions diverses, ils ont été captivé par les images produites dans « Chameleon ». C’est un film portrait qui présente Anas Aremeyan Anas et décrit son univers et sa méthode de travail.

Tout sauf les autres

Après avoir exercé comme journaliste-reporter pendant 15 ans dans The New Crusading Guide, Anas Aremeyan Anas a adopté le style du journaliste allemand Günter Wallraf. Pour lui, l’Afrique doit « réinventer son journalisme » alors il repose son métier sur trois principes inconnus de ce corps professionnel : l’interpellation, la dénonciation et l’humilité. Ce qui le rend clairement différent des autres.

Maitre du jeu
M. Anas est un véritable enquêteur selon le film. Au préalable, il identifie les malfaiteurs qu’il veut traquer, ensuite il procède par la filature. Avec l’aide de la police, il coordonne lui-même les opérations d’arrestation où il se faufile dans la peau d’un espion pour finaliser l’enquête. Il dépasse parfois les frontières du Ghana pour s’essayer à ce jeu dans certains pays de la sous-région comme le Togo, la Côte d’ivoire ou le Nigéria.  Au moment de

Que du Pathos
Pour donner une certaine visibilité à son « héroïsme », Anas fait intervenir son organe dans toutes les étapes de procédure surtout à son épilogue. Il fait parfois du « direct » comme nous montre le film projeté.  C’est du spectaculaire. Le « Pathos » c’est-à-dire le sensationnel atteint un niveau critique. Ce fait a été le point de discorde noté pendant ce carrefour de l’actualité. Certains étudiants ont estimé que Anas a reformé le métier du journalisme et d’autres estiment qu’il sort du cadre du métier en se substituant aux enquêteurs.   

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire