lundi 9 novembre 2015

WELLINGTON JIGHERE, PREMIER AFRICAIN CHAMPION DU MONDE DE SCRABBLE


Diplômé d'université et sans emploi, Wellington Jigere est le vainqueur du championnat mondial de scrabble qui s'est déroulé  ce week-end en Australie.

Nigérian de nationalité, Wellington Jigere inscrit le nom du continent africain dans le palmarès des vainqueurs du championnat mondiaux de scrabble.

Quatre à Zéro
Il est le premier africain champion du monde de scrabble. Pour se hisser à ce niveau, M. Jighere s'est bataillé avec les lettres. Il a disputé 32 parties en quatre jours de compétence. Malgré cet énorme travail intellectuel et physique, l'homme s'est illustré en battant 4 à 0 l'anglais Lewis Mackay.

Deux fois champion d'Afrique du scrabble, il a fait montre de  sa sérénité  face à son chevalet, le dispositif qui permet de disposer et de placer les lettres du jeu de manière à empêcher son adversaire de les voir. Par ce score, il revêt l'éclat d'une Afrique qui sort la tête, celle qui n'est pas disparue dans les méandres du divertissement destructif.

Duel de mots
Le scrabble est un jeu de lettres dont le but est de construits des mots. C'est un véritable jeu de société. Il est délaissé par une certaine classe de la population. Crée par Alfred Mosther Butts en 1931, ce jeu a évolué avec le temps.  

C'est la ville australienne de Perth qui a abrité le championnat. Il a mis aux prises plus de 120 pratiquants venus du monde. Organisée par l'association mondiale des joueurs de scrabble de la langue française.

dimanche 8 novembre 2015

VIDEO: L’UNITE AFRICAINE, UN RÊVE ÉTERNEL?




L’Afrique doit s’unir est le cri de cœur de Kwame Nkruma mais que reste-t-il de ce cri ? » C’est pour répondre à cette question que Richard Togbe, le présentateur de l’émission  « Invité du Jour » de la chaîne panafricaine Africa 24 a invité Amzat Boukari-Yabara, historien et auteur du livre « Africa Unité ! Une histoire du panafricanisme ».

Après avoir expliqué le contexte du discours de l'unité africaine, l'universitaire béninois-martiniquais s'est livré à l'exercice d'analyse des enjeux d'une unité africaine à l'heure actuelle. Pour lui, l’échec des projets panafricains est dû à un manque de communication. La solution est l'apprentissage de l'histoire du panafricanisme dans les écoles.

C'est pourquoi, il refuse d'apprécier le panafricanisme comme une utopie, et se mise sur l'éducation et la formation d'une génération "différente " qui renversera la tendance et conduira l'Afrique vers son "unité".

Où est passé le slogan « Africa Unity » ? Qui prône encore dans ce XIXe siècle l’unité du continent africain? Ces interrogations font partie de tout un ensemble qui s’est répondu avec le temps grâce à la passivité des africains et la pression du système économique mondial. Diffusée le 08 octobre 2015, cette édition de " Invité du jour" éclaircit plus amplement la question sur l'unité africaine avec les apports de Amzat Boukari-Yabara animateur de l'émission "Nous demandons l'Afrique" sur la radio Ckin au Canada.

vendredi 6 novembre 2015

RSP OU LES TETES BRULEES

L’épisode d’agissement de l’ex-Rsp a révélé sa vraie face. Elle s’apparente fort bien aux soldats américains qui ont inspiré la série américaine « Les têtes brulées ». Loin de satisfaire un souci de comparaison, il s’agit plutôt d’un constat de la réalité.

L’ancienne garde prétorienne du  Blaise Compaoré, le fameux Régiment de Sécurité Présidentiel, qui n’en est plus, est désormais casée aux oubliettes. Il y a deux décennies, qui pouvait le croit ? L’aventure de ces « têtes brulées » !

A bord du Corsais « Burkina »
Sept jours ont suffi largement aux éléments de Rsp d’étaler leur savoir-faire ou plutôt leur fait non savant. Du mercredi 16 au mercredi 19 septembre 2015. Pour leur période de règne, les camarades d’armes de Blaise Compaoré ont mis le peuple burkinabé dans une terreur psychologique indescriptible. Contrairement aux pilotes américains dénommés "Têtes brulées", les ex-rsp ont brillé par l'incongruité de leurs actes. Des couvre-feux par ci et des tirs de dispersement par-là, ils ont pris en otage ceux pour qui, ils veulent imposer « la démocratie ». Quelle démocratie ? En annonçant l'installation d'un "Conseil National pour la Démocratie" à leur prise de pouvoir  ils sont venus avec un esprit de vendeur de sable. Comme la mort vient toujours après le marchand d’arme (dixit Black Kent), ces putschistes ont ravalé leur démocratie avec sueur et sang.

Le Mortal Combat
Le rejet massif et sans ambages du « projet d’accord politique de sortie de crise » concocté  par les présidents Macky Sall et Boni Yayi  au nom de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union Africaine, a sonné le glas des « têtes brulées ». Un projet « honteux » considéré par Chérif Sy, le président national de la transition burkinabè de « compromis indécent qui encourage l’impunité ». Le général Diendéré, leader du putsh après avoir cherché refuge en vain chez le nonce apostolique croupi derrière les barreaux. C’est une descente aux enfers. Il est inculpé d’attentat à la sûreté de l’Etat et de haute trahison au même titre que l’ancien ministre des affaires étrangères Djibril Bassolé. Une vingtaine de personnes sont également sous les verrous ou en garde en vue.

Et, la fin ?
On peut se permettre d’ôter avec le backpace de notre raisonnement le point d’interrogation. Ainsi on aura « Et, la fin ». Toutefois, il serait mieux de le maintenir pour la suite. La date de la prochaine élection présidentielle est connue, le 29 novembre 2015. Voilà la réponse à l’appel d’un peuple assoiffé de liberté et dont le destin a frôlé, les desseins irresponsables d’une frange des hommes « kaki » mal intégrés dans le pays « des Hommes intègres ». Chance ou grâce.

mercredi 29 juillet 2015

Le RSP, l'os dans la gorge de la transition burkinabè

La transition au burkina parait fragilisée avec le temps. Les agissements récurrents des éléments du Régiment de la Sécurité Présidentielle (RSP) permettent de l'affirmer. Le Président Kafando se charge avec les postes de ministre de l'intérieur et de la défense. Tout se justifie. Le manque de confiance est rentré dans le jeu.

RSP, l'ombre de Compaoré
Le régiment de sécurité présidentiel a été créé par l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré, le 21 novembre 1995 par décret. Ce corps d'élites est une armée à part dans l'armée burkinabè. Son numéro 2 n'est personne d'autre que le premier ministre Isaac Zida qui a récupéré au rebond le renversement de son menthor par la rue en octobre 2014. Accusé d'opportunisme par ses frères d'armes, la transition est mouvementée par leur exigence de ne voir aucun homme "kaki" dans le gouvernement. Au fond, le Rsp réflète l'ombre de Compaoré, une ombre ancrée jusqu'à la moelle du pouvoir politique du pays des hommes intègres. 

Une victoire bloquée dans l'oesophage
Que peut-on dire de plus? Absolument rien d'autre. La victoire du peuple burkinabè en octobre dernier, n'est pas totalement avalée. Les ravalements de salives que représentent les félicitations des sociétés civiles et les prophètes d'alternance politique n'ont changé grand-chose. Précisons pour l'instant. Cette victoire est ballotée par les vents du mal. Ce mal porté par un système longtemps usité, devenu caduque. Cette victoire est bloquée dans l'oesophage de la mémoire collective, celle des exaspérés de la  mise en scène politico-militaire.
La transition tangue dans ses entrailles. La cour de la justice de la Cedeao a invalidé le nouveau code électoral. Ce code interdisait à ceux qui avaient soutenu la révision constitutionnelle ayant déclenchée le renversement du régime de Compaoré, d'avoir droit au chapitre des élections d'octobre prochain.


Chercher l'Oto-Rhino-Laryngologiste
A quand la fin de cette crise manifestement aigue mais apparement bénine? Qui pourra résolver cette situation? Qui pourra porter la blouse de l'oto-rhino-laryngoliste "politique" pour que la victoire germeLes vrais tombeurs de Compaoré? Peut-être non! Les récupérateurs de la révolution? Cela est bien possible  puisqu'ils sont les acteurs en jeu. Le Conseil des sages aura beau présenté des recommandations, seuls les hommes qui détiennent le pouvoir politico-militaire au Burkina, hélas décidront de la réussite de la transition. 
Ce qu'il convient de faire, c'est de reconsidérer le choses. C'est-à-dire redefinir les cartes politiques et non les redistribuer. Le premier but à atteindre est de considérer l'intelligence militaire sans l'arme et la brutalité. Les autres suivront.
Vigilance!



mardi 7 juillet 2015

La nouvelle éruption solaire




Situé à 149 600 000 de la terre, l’activité du soleil compte énormément pour la vie sur terre. Cette vidéo est sa récente activité notee.
La NASA a diffusé les images d’une importante éruption à la surface du Soleil survenue le 18 juin 2015.
Le phénomène a projeté dans l’espace de gros nuage de plasma Il a duré près de quatre heures. Ces images ont été prises par le télescope IRIS.
Lancé par la NASA le 27 juin 2013, ce télescope a pour but de prendre des images en haute résolution à quelques secondes d’intervalles de l’atmosphère du soleil.
En attendant que les consequences de cette eruption soient connues, l'étoile du systeme solaire continue d'éclairer et la canicule se fera encore présente dans beaucoup de pays.

vendredi 3 juillet 2015

Le Coup de balai du Coud



La direction de Coud a procédé ce 1er juillet 2015, au déguerpissement des étudiants qui logent dans les couloirs du pavillon A. Une opération qui vise à "balayer" les allées de tous les pavillons du campus. 

A l'improviste, les responsables du Centre d'Oeuvre Universitaire de Dakar (COUD) ont, très tôt ce 1er juillet 2015, déguerpi les étudiants qui logent dans les couloirs. Manu militari, les tentent des étudiants ont été saisi ainsi que leurs matelas. 

En chef de fil, le chef Service Sécurité du Coud est le commandant de l'opération. Pour justifier l'action, M. Ndiaye Sadio affirme avec véhémence " C'est de l'anarchie. Les couloirs ne sont pas des dortoirs. On ne peut pas continuer à laisser les étudiants vivre dans les couloirs. C'est pourquoi, nous sommes venus mettre de l'ordre". Le ton ferme et le visage serré, il poursuit "Les étudiants n'ont pas codifiés les couloirs. Ils nous posent d'énormes problèmes de sécurité et d'hygiène aussi." 

Les couloirs de ce pavillon donnait l'impression d'un camp de réfugiés. Des tentes jonchaient toutes les allées. Avec ses trois étages peints en bleu blanc comportant au total quatre cent soixante-trois chambres, le pavillon A est le dortoir le plus peuplé de l’Ucad. Ce décor est moins alarmant dans les autres pavillons. 

Regards amers et grinçant les dents, les étudiants montrent leur désapprobation: echanges de propos discourtois, altercations maîtrisées. La tension est montée rapidement à son comble. De façon tacite, les étudiants délogés aidés par leurs camarades se sont organisés pour protester. Ils ont pris d'assaut la devanture de la direction du Coud. 

Ils s’offusquent contre ce qu'ils appellent "un coup de force du Coud pour faire d'eux des sans abri". Pour eux, les motifs de cet acte se trouvent ailleurs. Délogé, Ibrahim Diop étudiant en deuxième année de Lettres Modernes argumente "Ils sont venus nous chasser à cause de la politique. C'est parce que Macky Sall veut visiter prochainement le campus." En effet, prévu pour le 29 juin passé, la visite du chef de l'Etat au campus est reporté pour le mois de juillet. "Ils devraient attendre que les pavillons en chantier soient prêts avant de créé ce désordre" rétorque Aïssatou Niang, étudiante en troisième année  de Droit, pour soutenir ces camarades.

"Cette opération s’étendra aux douze autres pavillons que contiennent le campus social de l'Ucad" a en croit le chef service de sécurité. Ceci explique la détermination du Coud à finir avec ce phénomène. Mais le besoin de logement reste encore insatisfait pour de nombreux étudiants qui devraient chercher à présent une solution de réchange.

jeudi 25 juin 2015

Dalein-Daddis, tous les mêmes

L'alliance entre Cellou Dalein et Daddis Camara montre à quel point qu'en politique il ne faut jamais dire jamais. L'agneau d'hier est devenu maintenant "ami" avec le loup d'hier, son ancien prédateur.
Il y a six ans, Cellou Dalein Diallo a frôlé la mort dans les massacres orchestrés par les hommes de Moussa Dadis Camara, chef de la junte qui dirigeait la Guinée à l'époque. C'était le 28 septembre 2009, au stade de même nom. Les répressions avaient fait 157 morts, des centaines de blessés et des dizaines de femmes violées. La plupart des victimes étaient des manifestants de l'agneau.
"Je vais à la conquête du pouvoir. De tous bords, j'irai chercher les alliances", a justifié Cellou Dalein Diallo, le leader de l'UFDG (l'Union des Forces Démocratiques de la Guinée), l'opposant le plus emblématique en Guinée. Dadis Camara, le président du FPDD (Forces Patriotiques pour la démocratie et le Développement), d'acquiescer et de retourner la politesse : "Cellou Dalien Diallo est un homme sincère, nous sommes des frères."
Face à ces subits échanges de civilités, on se demande si ce n'est pas le peuple guinéen qui perd dans l'opération. Les victimes du 28 septembre 2009 ont-ils souffert inutilement ? Il est tentant de répondre par l'affirmative tant les deux hommes semblent disposés à faire table rase de leur différend de naguère, avec son lot de morts et de blessés, pour mettre en avant leurs intérêts personnels stricts.
Depuis Sékou Touré, le premier président de la Guinée, la politique guinéenne est construite sur des bases régionalistes et ethniques. À chaque région, son leader naturel. Cellou Dalein Diallo en contractant une alliance avec l'ex-chef de junte, convoite les voix de la Guinée Forestière, zone d'influence de Daddis Camara. En tout état de cause, l'élection présidentielle prévue pour le mois d'octobre prochain promet encore des surprises.