jeudi 5 mai 2016

Yayah Jammeh: Bientôt la fin!

Le 14 avril 2016, une manifestation de l'opposition gambienne est violemment réprimandée. Des arrestations et des incarcérations s'en suivent. Ici, une seule personne a droit au chapitre de la parole, Yayah Jammeh.

Ils sont au total vingt opposants qui croulent, comme bon nombre, dans les liens de la prison. Un fait coutumier et habitué de tout observateur attentionné et même naif des questions de liberté d'expression et d'opinion politique en Afrique notamment en Afrique de l'ouest.

Connu pour ses frasques et son impulsivité, Yayah Jammeh confirme de facto son manque de discernement dans le respect de l'autre. Il sort de ses gonds à toute occasion pour assoiffer voir asphyxier cette volonté inébranlable de toute formation politique de donner de voix pour contribuer hâtivement à la consolidation d'un pays.
 
Ignorance ou déni de la réalité

Le président Yayah Jammeh peut le croire dure comme fer qu'il est "dieu" ou "son fils", qu'il est invicible ou indispensable. Une chose est certaine, il tombera. Un jour. L'exemple récent de la chute du clan Compaoré au Burkina Faso devrait tout de même lui souffler à l'oreille "Mon chèr Jammeh, bientôt c'est la fin". Après 22 ans sans partage ni conciliation au pouvoir, il lui sera profitable de mesurer la teneur des mouvements sociaux, qui instantanés ou planifiés ou incités et téléguidés peuvent basculer n'importe quel régimes. C'est la marche de l'histoire.

La marche des peuples vers la liberté quelque soit ses formes est inarrêtable. Incontenable. L'homme de Banjul devrait y penser.

 

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