Le Venezuela est sur la sellette. C'est la prolongation de l’état d’exception qui plonge le pays. Avec la décision prise, hier, par le Président
Nicolas Maduro, de prolonger l’état d’exception dans son pays, les inquiétudes
augmentent. Son gouvernement s’est vu accroître les pouvoirs sécuritaires et va
désormais assurer la distribution des produits alimentaires. Les Forces armées du peuple et de la milice sont invités à des exercices militaires nationaux. Est-ce à dire que le pouvoir exécutif vénézuélien a franchi un pas de plus vers l’autoritarisme ?
Depuis
la victoire d'une coalition d'opposition aux électionslégislatives, fin 2015, doublée de la récente destitution de la présidente
brésilienne Dilma Rousseff, le successeur de Hugo Chavez mesure le risque de ne
pas finir son mandat. La fin du chavisme
dans ce pays pétrolier de
l’Amérique latine qui a subi, en 2015 une inflation de 180,9 %, une des
plus élevées au monde, et un recul du PIB de 5,7 %.
Les 1,8 million de signatures rassemblé par l'opposition,
début mai, pour lancer le processus du référendum pour révoquer le président
montre la profondeur de la situation. D’une
population estimée à environ 33.221.865 d’habitants, le pays est confronté a
beaucoup de difficulté.
Le
Venezuela vit au rythme des coupures d'électricité quotidiennes. Les services publics ne sont ouverts que deux jours par semaine, tandis
que les pillages de commerces et les pénuries se multiplient. La terre de la
révolution bolivarienne sombre chaque jour un peu plus dans la crise politique,
économique et sociale.
Attendons
de voir si l’appel à manifester lancé par Henrique Capriles, l’un des virulents
chefs de l’opposition se tiendra demain
mercredi. Car, le même ordre n’a pu été concrétiser la semaine dernière suite à
l’intervention musclée des forces de sécurité pour bloquer les rues.
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