La vent de la corruption ne rafle pas seulement l'espoir des "gens du bas" mais il est également capable de déraciner les gouvernants. Dilma Rousseff, la présidente brésilienne en sait quelque chose. Elle sera destituée.
Dilma Rousseff fera les frais du climat délétère produit par le scandale de Petrobras. Elle est dans une mauvaise passe. C'est du moins ce qu'on peut retenir suite à sa désapprobation par les députés brésiliens le 17 avril dernier. Sa procédure étant voté, le sénat brésilien est habilité a dit le dernier mot sur l'avenir de Dilma Roussef à la tête du géant de l'Amérique Latine. Elle n'a réellement plus les cartes en main. Fragilisée par une classe politique offensive, qui profite de cette occasion pour faire tomber son régime.
Responsable et non coupable
Dilma Rousseff n'est pas cité par le juge en charge de cette affaire, qui l'enlèvera, à coup sûr du fauteuil présidentiel. L'ambiance est très propice pour sa destitution. Le contraire étonnera plus d'un. La majorité parlementaire est déterminée à enfoncer le clou. La coalition gouvernementale est déstabilisée. L'opinion exaspérée réclame la tête de la fille politique de Lula Da Sylva. Les conséquences semblent irréversibles. Dilma Rousseff est précisément accusé d'avoir maquillé les comptes publiques pour sa réélection en 2014.
Petrobras, le nœud du problème
En effet "Petrobras" une affaire de corruption politique, révélée en mars 2014, qui touche à la fois l’entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat, Petrobras, et les géants brésiliens du BTP (bâtiment et travaux publics). Ces deux secteurs travaillent ensemble sur des grands chantiers d’infrastructure, notamment ceux liés aux nouvelles réserves en eaux profondes découvertes au large du Brésil méridional.
Les entreprises du BTP auraient formé un cartel pour se partager ces marchés et pour les surfacturer. En contrepartie, des pots-de-vin auraient été versés aux partis de la coalition gouvernementale de centre gauche, au pouvoir depuis la prise de fonction du président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). Les malversations et dessous de table auraient pour principal objectif de financer des campagnes électorales, sans exclure que certains dirigeants d’entreprise ou hommes politiques se soient servis au passage.

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